Séance 11H30 : Ouvrières d'hier et d'aujourd'hui
Scène de grève en vendée
de Paul Bourron
France, 1973, 15 min
Distribution : ISKRA - Tél. 01 41 24 02 20
Inspirées par Lip, les ouvrières de l'usine Cousseau à Cerisay dans les Deux-Sèvres, ont inventé une nouvelle manière de faire la grève dans la joie. Dans les ateliers sauvages, elles fabriquent des chemisiers «pil» qui leur permettent de tenir. Et aussi des chansons sur leur lutte.
Ouvrières du monde
de Marie-France Collard
Belgique/France, 2000, 84 min
Distribution : Wallonie Image Production - l.grignard@wip.be
A l'automne 1998, Levi Strauss annonce son intention de restructurer ses activités en Europe. Trois usines belges et une française sont condamnées. Raisons invoquées : les charges salariales et les coûts de production. La multinationale crée des filiales en Turquie et en Indonésie. Rosa la belge et Marie-Thérèse la française sont licenciées des usines Levi's après 20 ans de service.

Séance 14h00 : Avec ou sans les syndicats !
Union Maids
de Julie Reichert, Jim Klein et Miles Mogolescu
Etats-Unis, 1976, 48 min
Distribution : ISKRA - Tél. 01 41 24 02 20
Le film raconte une histoire peu connue : celle du combat syndicaliste au sein du monde industriel américain. Trois femmes font revivre cette histoire. Venues à Chicago pour y chercher du travail au moment de la grande crise économique, elles se sont heurtées à un patronat pour qui les travailleurs n'avaient aucun droit. Toutes trois ont été des pionnières de l'action syndicale à une époque où le chômage et l'inflation rendaient le travail politique encore plus périlleux.
La Reprise du travail aux usines Wonder
de Jacques Willemont et Pierre Bonneau
1968, 9 min
En juin 1968, des étudiants en cinéma ont filmé « la reprise du travail aux usines Wonder », votée par les ouvrières après trois semaines de grève. Une femme refuse de retourner travailler et hurle sa colère à la caméra.

Femmes-machines
de Marie-Anne Thunissen
Belgique, 1996, 52 min
Distribution : Les films de la passerelle - films@passerelle.be
En février 1966, une grève démarre dans les halls de la Fabrique nationale d'armes de guerre de Herstal (Belgique). Les 3000 « femmes-machines », qui travaillent dans ces halls revendiquent l'application de l'article 119 du traité de Rome qui prévoit l'égalité de salaire pour un travail égal. Le mouvement de grève durera 12 semaines et aura des répercussions nationales et internationales très importantes. Aujourd'hui qu'est devenue la FN ? Que sont devenues les femmes-machines et que gardent-elles comme souvenir de cette grève qu'elles avaient menée « comme on mène une guerre » ?
16h30 - Première Table ronde :
Les femmes et le travail, entre inégalité et révolte
Séance 18h00 : De l'économie à l'autonomie/L'Afrique

Femmes du Mali
de Colette Castagno et Colette Djidou
France, 1977, 55 min
Distribution : Cinémathèque Afrique - Jeannick Le Naour - cinematheque@adpf.asso.fr
En milieu urbain, mais aussi en milieu rural, au Mali, une enquête sur le rôle des femmes dans le monde du travail. Qu'elle soient juges, médecins, ingénieurs ou vendeuses de poisson sur les bords du Niger, leur commun esprit d'entreprendre sera-t-il un facteur d'évolution déterminant dans la société malienne ?
Pour ne pas rester les bras croisés
de Elisa Mereghetti et Francesca Lulli
Italie, 2000, 23 min
Distribution : Ethnosfilm - info@ethnosfilm.com - be15262@iperbole.bologna.it
A la fin des années 80 le Sénégal est entré dans une période de crise économique. Des femmes sénégalaises ont cherché et trouvé leurs propres réponses à cette situation. Les « tontines » sont constituées par des groupes de femmes aux intérêts communs et consistent en un système de prêt par roulement. Ce type d'association révèle une conception économique basée sur la solidarité, très différente du système libéral.

Séance 20h30 : De l'économie à l'autonomie/L'inde
Made in India
de Patricia Plattner
Suisse, 1998, 91 min
Distribution : Light Night - productionsinfo@lightnight.ch
Dans l'Etat du Gujarat, sous le nom de SEWA (Self Employed Women Association) des femmes ont conçu un modèle original de syndicat. En 1998, elles sont 217 000 membres en Inde. Le but de SEWA est d'organiser les travailleuses indépendantes, les femmes pauvres, de métiers divers, celles qui travaillent à la maison, dans la rue, dans les champs, sans employeur fixe, au jour le jour. Elles sont de religions et de castes différentes. Elles ont crée, sous forme coopérative, leur propre banque. Elles se préoccupent aussi de leur santé et de leur formation. Inventives et fortes elles sont sorties de l'ombre.

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